(16-11-2009) Paravoile : L’appel de la liberté totale
En même temps qu’ils fondaient l’entreprise Paravoile, il y a un peu plus d’un an, David Rouault et Francis Gagnon décidaient implicitement de s’attaquer à un grand défi : transmettre au plus grand nombre de gens possible leur immense passion pour le paravoile, une activité qui demeure méconnue au Québec…
« Nous sommes confiants d’y parvenir, pour une simple et bonne raison : il suffit généralement de l’essayer une fois pour avoir la piqûre, explique David Rouault. En effet, dès qu’ils posent un pied au sol après leur premier vol, la plupart des gens savent déjà qu’ils veulent recommencer au plus tôt! »
Selon lui, tous sont séduits par le sentiment de liberté totale que procure le paramoteur. Un sentiment d’abord lié au fait que, contrairement à un avion, le paramotoriste n’est pas enfermé dans un cockpit. L’engin, en effet, consiste simplement en un parapente motorisé comportant une voile, un moteur à deux temps et un siège. Le pilote en assure le contrôle avec des cordes et une manette, qui lui permet d’activer le moteur.
« Cependant, malgré la simplicité de l’appareil, les risques d’accident sont vraiment très minimes, car l’adepte est constamment accroché à un parachute. Cela lui permet de planer en cas de panne de moteur. »
Un bonheur accessible
Dans les airs, il n’y a pratiquement pas de limites pour le paramotoriste, hormis l’oxygène, le froid et la force du moteur. « On peut raser le sol, tout comme on peut s’élever au-dessus des nuages », lance David Rouault.
Selon le modèle choisi, le paramoteur peut atteindre des vitesses allant de 35 à 65 km/h et affiche une autonomie de vol variant de deux heures et demie à quatre heures et demie. « Évidemment, on comprendra que ce n’est pas un appareil de performance ni un engin destiné à faire de très longs trajets. Ses principaux avantages sont ailleurs. »
Dans sa très grande accessibilité, notamment. En effet, le paramoteur est de loin le loisir aérien le moins dispendieux; pour moins de 10 000 $, il est possible de se procurer un équipement complet. Autre avantage majeur : l’attirail est très simple à emporter, de sorte que les amateurs peuvent s’envoler dès qu’ils en ont envie, peu importe où ils se trouvent… ou presque!
« Contrairement aux petits avions, le paramoteur ne requiert pas de piste de décollage et d’atterrissage de grande dimension. Lorsque le vent est nul, une distance de moins de 300 pieds peut s’avérer suffisante pour permettre au pilote de courir afin de faire gonfler son parachute. »
À une trentaine d’heures de la liberté!
Quant à la formation requise pour devenir paramotoriste, elle n’est pas beaucoup plus complexe que l’appareil lui-même! En fait, comme l’utilisation du paramoteur est réglementée par Transports Canada, chaque adepte doit se procurer un permis de pilote d’avion ultraléger motorisé pour pouvoir pratiquer son activité.
« La formation ne dépasse pas une trentaine d’heures au total. On y montre notamment comment maîtriser la voile, en plus de familiariser l’élève avec la réglementation et de lui enseigner certaines connaissances de base en météorologie, en aérologie et en mécanique de vol. »
Chez Paravoile, la formation est divisée en cinq volets : Vol tandem, Formation au sol, Formation théorique, Formation en simulateur de vol et Formation en vol. Bien rodée, puisque le personnel enseignant l’a déjà donnée à près d’une centaine d’apprentis pilotes, cette formation ne néglige vraiment aucun aspect théorique pour s’assurer que ceux qui s‘envolent le font vraiment en toute sécurité.
« Et au niveau pratique, nos élèves disposent de tout l’équipement nécessaire pour favoriser leur apprentissage dans les meilleures conditions possible, de conclure David Rouault. Ainsi, pour tous les diplômés de Paravoile, l’aventure n’a de limites… que celles qu’eux-mêmes s’imposent! »
Pour obtenir plus de détails : 418 365-8626 ou www.paravoile.com.
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