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Conversation sur les fréquences

Par Daniel Morissette

Les fréquences dédiées à une station spécifique tels une unité de contrôle de la circulation aérienne, une station d'information de vol ou un Unicom ne devraient pas être utilisées pour discuter entre pilotes.

Ces fréquences sont l'outil de travail de professionnels exerçant leur métier. Lorsque vous émettez des commentaires qui ne sont pas en relation avec les communications autorisées sur une fréquence donnée, vous accaparez inutilement le temps d'antenne et vous pouvez nuire à la bonne marche des opérations en cours.

Bien sûr, si vous avez connaissance d’une urgence et que le temps pris pour demander l'utilisation de la fréquence met en péril la vie humaine, il n'y a pas d'hésitation à avoir : transmettez votre alerte. Mais si vous êtes au sol en train de faire un point fixe et que vous vous rendez compte qu'un aéronef près de vous a une portière à bagage ouverte, il n'y a pas d'urgence immédiate. Si vous êtes à un aérodrome contrôlé, vous pouvez très bien prévenir le contrôleur de la situation. Ce dernier se chargera de retransmettre votre avertissement.

Ne faites pas comme c'est arrivé à un aéroport contrôlé alors qu'un instructeur de vol a prévenu un étudiant d'un dispositif mal fermé sur un avion à côté du sien au moment où les deux effectuaient un point fixe. Les deux individus ont alors commencé une discussion sur la fréquence sol sur la manière de corriger la situation. Il n'y avait aucune urgence à s'approprier la fréquence dans ce cas.

Dans un tel cas, adresser au contrôleur un avis de la situation est suffisant. Si nécessaire, le contrôleur peut permettre aux deux pilotes de quitter la fréquence sol afin qu’ils discutent de la situation sur une autre fréquence plus appropriée.

Une utilisation judicieuse du temps d'antenne permet une efficacité maximum du système de communication. Cela est encore plus vrai lorsque nous sommes en vol en route sur 126,7 MHz et qu'il y a beaucoup d'aéronefs qui émettent leurs rapports de position. Les conversations superflues peuvent alors couper une information vitale en rapport avec un trafic en conflit.

Le A.I.M. paragraphe COM 5.13 indique l’allocation des fréquences selon leur usage. Pour les communications « air – air » entre pilotes dans l’espace aérien domestique du Sud, on y retrouve la fréquence 122,75 MHz; dans l’espace aérien domestique du Nord ainsi qu’au-dessus de l’Atlantique Nord, on y indique la fréquence 123,45 MHz. Cela n’exclut pas l’obligation pour les pilotes d’écouter et/ou d’établir les communications sur les fréquences appropriées selon l’espace aérien dans lequel ils évoluent.

Bon vol et bonne écoute!


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