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Eur-Avia 2010 (suite)
Sans commune mesure en termes de genre ni de fréquentation avec l’incontournable MIDEM ou le fameux Festival de Cannes, Eur-Avia attire néanmoins chaque année une quantité appréciable de visiteurs avertis. Malgré la récession et la concurrence des grands salons aéronautiques (Aero à Friedrichshafen, EBACE à Genève, Green Aviation Show à Paris, ILA à Berlin, FIAS à Farnborough, etc.), l’édition 2010 a satisfait amplement les exposants et le public. En tout, quelque 7000 personnes ont foulé le chic tapis rouge recouvrant le passage menant aux kiosques commerciaux et associatifs. Sur le nombre, un petit millier est venu en avion privé (réactés inclus!). Plus de 150 importateurs et négociants représentaient 250 marques de commerce. Cent cinquante monomoteurs et bimoteurs à pistons, motoplaneurs, biturbopropulsés, bizjets et hélicoptères étaient exposés – avec une prédominance certaine pour les voilures fixes. Mis à part un passage exceptionnel de la Patrouille de France sur Dassault Alpha Jet, aucun spectacle aérien n’a eu lieu. Logique mais dommage! En effet, autour des installations, la concentration urbaine est telle que les normes de sécurité régissant les exhibitions en vol invalident d’office tout projet. Et puis, de par sa position comme deuxième aéroport d’affaires français, Cannes-Mandelieu ne se prête pas vraiment à ce genre de manifestation. En fait, je devrais plutôt écrire plus et non pas [vraiment] car, voilà une bonne décennie, la voltige aérienne (en solo et en formation) était à l’honneur dans le ciel azuréen. Eur-Avia n’existait pas encore et les pilotes d’alors se retrouvaient lors du meeting local… Depuis, la carpette vermillon a remplacé les volutes de fumée blanche et, lorsqu’on lève les yeux vers le ciel, ce n’est plus pour suivre telle patrouille acrobatique ou telle escadrille de warbirds, mais simplement pour observer, un instant, le décollage ou l’atterrissage d’un avion-école, d’un bimoteur privé ou encore d’un jet corporatif. Pour le reste, tout se passe au sol, de kiosque en kiosque. En statique et dans la bonne humeur. Accompagné de mon frère Olivier, alpiniste chevronné et photographe de haute montagne, j’ai visité ce salon avec intérêt et plaisir. Ensemble, nous avons tiré environ 600 photos. Sur le nombre, seules les plus pertinentes ont été retenues pour parvenir à ce qui suit : une quarantaine de clichés assortis de commentaires et d’informations succinctes. Bonne visite!
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